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Assurance contre les risques à l’exportation : sortez du gas fossile !

Le mercredi 25 février 2026, nous avons envoyé un signal fort en collaboration avec une alliance solide. Devant le siège zurichois de l’Assurance suisse contre les risques à l’exportation (SERV), nous avons réclamé la fin du financement des projets fossiles !

Pendant que le conseil d’administration de la SERV se réunissait à l’intérieur, nous avons organisé à l’extérieur un rassemblement créatif avec d’innombrables grandes horloges pour montrer clairement que la Suisse est très en retard en matière de protection du climat et que le temps presse. Nous avons été bruyant·e·s, créatif·ve·s et impossible à ignorer.

Pourquoi nous manifestons : notre lettre ouverte

Au cœur de notre manifestation se trouve une lettre ouverte que nous avons officiellement remise aujourd’hui lors du rassemblement. Au total, 23 organisations, dont le WWF, Amnesty International et Public Eye, exigent que la SERV assume enfin ses responsabilités en matière de protection du climat. L’Assurance suisse contre les risques à l’exportation est en effet une entité indépendante de l’administration fédérale qui doit se conformer aux lois, directives et obligations internationales suisses.

 

Voici les points essentiels de notre critique :

  • Violation des engagements internationaux : selon le Clean Energy Transition Partnership (CETP), la Suisse s’est engagée à mettre fin au financement public des combustibles fossiles à l’étranger d’ici fin 2022. La SERV ignore cet engagement et continue de soutenir financièrement des centrales à gaz, notamment en Arabie saoudite et au Turkménistan.
  • Émissions de CO2 considérables : les projets soutenus par la SERV émettent environ 20 millions de tonnes de CO2 par an, soit environ la moitié des émissions nationales totales de la Suisse.

Nous en découlons les revendications suivantes :

  • Cesser immédiatement tout soutien de la SERV aux projets dans le domaine des combustibles fossiles et étendre le soutien aux projets dans le domaine des énergies renouvelables.
  • Jouer un rôle de modèle et élaborer une stratégie crédible pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2040.
  • Accorder au public un accès complet à toutes les informations pertinentes, conformément à la loi sur la transparence.
  • Restructuration ou élargissement du conseil d’administration afin de mieux aligner la SERV sur les principes de la politique étrangère, environnementale et climatique de la Suisse.

👉 Vous pouvez lire ici la lettre ouverte dans son intégralité.

 

La Suisse doit maintenant agir. Il est inacceptable que la SERV et le SECO (le Secrétariat d’État à l’économie) sabotent la politique climatique internationale et retardent la transition mondiale vers les énergies renouvelables, tout en continuant à promouvoir des projets gaziers contraires aux engagements climatiques. L’escalade de la crise climatique menace nos moyens de subsistance et les droits humains dans le monde entier.