Pour une coexistence pacifique

Signez la réponse consultation maintenant !

Pour une coexistence
pacifique

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Consultation concernant la révision de l’ordonnance sur la chasse

La nouvelle ordonnance sur la chasse, qui autorise déjà l’abattage préventif des loups, a fait l’objet d’une nouvelle modification et se trouve actuellement en cours de consultation. Mais le loup n’est plus la seule espèce dans le collimateur. D’autres espèces protégées telles que les bouquetins, les castors, les loutres, les lynx et les aigles royaux peuvent également être tuées ! Ces mesures extrêmes sont non seulement disproportionnées, mais aussi contraires à la science et à l’éthique.

Incitez maintenant le Conseil fédéral à mettre l’accent sur des mesures non létales, telles que la protection des troupeaux dans le cas des loups, et à contribuer à mener une coexistence pacifique avec les animaux sauvages de notre pays. Chaque voix compte ! 

Si vous souhaitez soumettre vous-même une réponse à la consultation, vous ne devez pas la signer ici. Une seule réponse par personne est possible.

 

Pourquoi est-ce important ?

Plus il y aura de signataires, plus nos arguments auront de poids, et l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) ne pourra pas ignorer nos préoccupations. Vous trouverez ci-dessous notre réponse à la consultation, réponse dans laquelle nous expliquons pourquoi il est si important de réviser l’ordonnance sur la chasse. Signez maintenant afin de préserver notre biodiversité et de promouvoir une coexistence pacifique au lieu de la politique d’abattage prévue !

Le texte suivant est soumis en réponse à la consultation : 

 

Mesdames et Messieurs de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV),

 

Au nom de X signataires, nous vous transmettons ci-joint notre prise de position sur l’ordonnance révisée sur la chasse.

 

Nous sommes profondément préoccupés et indignés par la proposition de révision de l’ordonnance sur la chasse qui, une fois de plus, veut autoriser la mise à mort des loups, une pratique inefficace et contraire à l’éthique et à la science, et qui autorise par ailleurs la mise à mort d’autres espèces animales protégées (!). Tous ces animaux contribuent de manière importante à la santé des écosystèmes dont nous dépendons tous. Au lieu de se concentrer sur le développement et la mise en œuvre cohérente de mesures de protection des troupeaux et sur la promotion de la coexistence avec la faune sauvage locale, l’ordonnance révisée met l’accent sur une politique d’abattage. Ainsi, même les animaux n’ayant causé aucun problème ni dommage peuvent être abattus à titre préventif. Non seulement cela est scandaleux, mais cela va également à l’encontre de l’engagement de la Suisse en faveur de la protection et de la préservation de notre biodiversité.

 

Nous souhaitons préserver la biodiversité et maintenir une coexistence pacifique avec notre faune sauvage ; l’ordonnance doit privilégier et encourager les mesures non létales telles que le recours à des chiens de protection. Ces méthodes, ainsi que d’autres méthodes non létales, sont non seulement éprouvées et efficaces, mais elles témoignent également d’un désir de coexistence pacifique plutôt que de mise à mort.



Régulation des loups et protection des troupeaux

 

Le loup est une espèce strictement protégée dans le cadre de la Convention de Berne, que la Suisse a également signée (1). L’abattage approuvé par l’OFEV est en totale contradiction avec la protection des espèces et la préservation de la biodiversité. Les analyses ADN des 27 loups tués dans le canton du Valais montrent qu’aucun d’entre eux n’avait tué de bétail (2), ce qui démontre que ces abattages sont excessifs, contraires à l’éthique et inefficaces.

 

L’action de la Suisse contre les loups a été condamnée par l’UICN/SSC Canid Specialist Group, un groupe d’échelle mondiale composé d’experts en canidés sauvages (3), et ouvertement critiquée par le Bureau de la Convention de Berne. Cette procédure a été décrite comme « extrêmement préoccupante » et « arbitraire » (4). Nous appelons le gouvernement suisse à écouter la science !

 

Des études montrent également que l’abattage préventif des loups n’est pas efficace pour empêcher les attaques visant le bétail (5). L’abattage aléatoire des loups perturbe le bon fonctionnement des meutes de loups à l’état sauvage et augmente le risque que des loups solitaires et inexpérimentés capturent des proies faciles, ce qui augmenterait les pertes au niveau du bétail, au lieu de les réduire. Il faudrait plutôt soutenir et encourager les bergers et les bergères à mieux protéger leurs troupeaux et à prendre d’autres mesures de prévention non létales.

 

Les chiffres disponibles (KORA) indiquent que seuls 0,05 à 0,09 % des moutons et vaches suisses sont tués par des loups chaque année (6). La protection des troupeaux en Suisse s’est déjà avérée efficace ces dernières années, puisque le nombre d’animaux tués a diminué malgré l’augmentation de la population de loups (7). Ceci est corroboré par le fait que plus de 90 % du bétail tué en Suisse en 2022 n’avait pas été protégé ou surveillé (8). C’était également le cas dans le canton des Grisons, où 20 loups ont été tués rien que l’hiver dernier (9).

 

Faire porter aux cantons la responsabilité de la promotion, de l’organisation et du financement des mesures de protection des troupeaux, comme le prévoit l’ordonnance révisée, n’est pas la bonne solution. Cela a pour effet de compliquer et de ralentir les mesures de promotion et de renforcement de la protection des troupeaux. Nous demandons donc que la protection des troupeaux fasse à nouveau l’objet d’une réglementation fédérale et que les succès obtenus jusqu’à présent continuent d’être encouragés.

 

Régulation d’autres espèces animales protégées

 

Nous sommes également très préoccupés par l’inclusion d’autres espèces animales protégées à la liste des espèces à abattre, telles que le bouquetin, le castor, mais aussi le lynx, la loutre et l’aigle royal. Cela est particulièrement incompréhensible et inquiétant compte tenu de la crise de la biodiversité qui sévit en Suisse (10).

 

L’utilité écologique de la faune sauvage n’est pas inscrite dans l’ordonnance. Au contraire, la protection de la faune sauvage suisse se retrouve une fois de plus édulcorée, ce qui se répercute inévitablement sur la biodiversité.

 

Nous souhaitons que toutes les espèces animales fassent l’objet d’une réévaluation dans le cadre de l’ordonnance sur la chasse et demandons que l’on mette plutôt l’accent sur les avantages qu’elles apportent aux écosystèmes et à la biodiversité.

 

Au nom de X signataires inquiets, nous vous remercions de tenir compte de nos préoccupations et d’examiner notre proposition. Nous restons à votre disposition pour toute question.

 

Cordialement,

X signataires

Jen Buchli, Campax

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