Réponse du Conseil fédéral à notre pétition #NoComplicity sur les camps forcés chinois

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En septembre, nous avons lancé notre pétition contre les camps forcés chinois. La réponse du Conseil fédéral est décevante: il veut uniquement miser sur le dialogue vis-à-vis de la Chine. Toutefois, ces dernières années ont clairement montré que le dialogue ne suffisait pas. Nous poursuivrons donc notre campagne.

Selon les recherches, plus d’un million d’Ouïghour-e-s sont détenus dans des camps dits de rééducation. Des dizaines de milliers d’entre eux sont contraints au travail forcé. Campax, en collaboration avec la Société pour les peuples menacés et l’Association des Ouïghour-e-s Suisse, mène une campagne contre les camps forcés chinois. En septembre, nous avons déposé notre pétition #NoComplicity avec plus de 23’000 signatures demandant au Conseil fédéral de renégocier l’accord de libre-échange avec la Chine. Dans sa version actuelle, celui-ci ne peut empêcher que des produits issus du travail forcé soient importés en Suisse et bénéficient même d’avantages tarifaires

Le conseiller fédéral Guy Parmelin a répondu à notre pétition. Il souligne que le Conseil fédéral est très préoccupé par la situation des droits de l’homme au Xinjiang et qu’il n’a cessé d’attirer l’attention de la Chine sur le plan diplomatique. Néanmoins, il rejette la demande de notre pétition et mise plutôt sur le dialogue avec la Chine.

Mais ces dernières années ont montré que le dialogue ne suffisait pas. Malgré les pressions internationales croissantes, la Chine ne s’est pas écartée de sa politique des droits de l’homme à l’égard des Ouïghour-e-s. L’association des Ouïghour-e-s Suisse, GfbV et Campax maintiennent donc l’exigence que des clauses contraignantes relatives aux droits de l’homme soient intégrées dans l’accord de libre-échange. Ce n’est qu’ainsi que l’on pourra exercer une pression efficace sur la Chine.

Dans notre attitude, nous sommes confortés par Thomas Cottier, un éminent expert en droit économique international. Dans le cadre d’un avis juridique sur la stratégie chinoise du Conseil fédéral, il dit: «La Suisse perd sa crédibilité si le Conseil fédéral s’en tient toujours à la rhétorique». Il ne suffit pas d’avoir une constitution fédérale formidable qui oblige à la réalisation des droits fondamentaux dans tous les domaines – tout en faisant fermer les yeux sur l’économie extérieure.

Cette évaluation nous donne de l’espoir. Nous poursuivrons la campagne et continuerons à œuvrer pour la liberté des Ouïghour-e-s.

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