Ouïghour-e-s : Pas d’affaires avec Hikvision par l’UBS !

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Les Initiatives « multinationales responsables » et « interdiction du financement des producteurs de matériel de guerre » ont toutes deux été rejetées aujourd’hui. En conséquence, l’engagement de la société civile en faveur de pratiques commerciales éthiques est d’autant plus important. Les activités d’UBS en Chine le démontrent : la grande banque suisse entretient des relations d’affaires avec le groupe chinois Hikvision

Au Turkestan oriental, on estime que plus d’un million d’Ouïghour-e-s sont détenus dans des camps de travaux forcés. Des cas de torture, de viols collectifs, de stérilisation forcée, de faim et de conditions d’hygiène inadmissibles sont avérés. [1] Une partie de ce système consiste en une surveillance massive, au moyen d’une très haute technologie, à l’intérieur et à l’extérieur des camps.

La société chinoise Hikvision joue un rôle de premier plan dans ce système de surveillance. Elle fournit des technologies qui sont utilisées directement à l’encontre des forcenés ouïgours. Jusqu’en 2019, Hikvision même annonçait ouvertement que ses caméras pouvaient détecter les minorités ethniques. Malgré les critiques internationales et les sanctions américaines, Hikvision n’a, jusqu’ici, pris aucune distance rapport à ce secteur d’activité contesté.

La grande banque suisse UBS maintient des relations d’affaires avec Hikvision depuis des années. En tant qu’institution financière respectée au niveau international, elle fournit à Hikvision non seulement des ressources financières, mais cela implique aussi une légitimité et un champ d’action favorable pour d’autres investisseurs. Par son implication, UBS soutient la surveillance massive des Ouïghour-e-s en Chine et porte ainsi sa propre part de responsabilité dans leur situation catastrophique inhumaine, inacceptable du point de vue des droits de l’homme.

Avec la Société pour les peuples menacés (SPM) et l’Association des Ouïghours Suisse, nous travaillons contre les violations des droits de l’homme exercées envers les Ouïghour-e-s. [2] Fin juin, la SPM a déposé plainte contre l’UBS afin d’obtenir la cessation de toute relation d’affaires avec Hikvision. [3] Toutefois, cette procédure n’est pas contraignante juridiquement et prendra certainement beaucoup de temps.

Nous ne voulons pas attendre si longtemps ! C’est pourquoi nous demandons à l’UBS de se retirer immédiatement de toute relation d’affaires avec Hikvision.

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